09.04.2010
Hervé Morin pose les jalons pour une candidature en 2012
Promis, juré, cette fois le Nouveau Centre ira jusqu'au bout. C'est Hervé Morin, le président de ce parti allié à l'UMP qui l'assure : « Il faut que les centristes aient un candidat à la présidentielle. 2012 est un rendez-vous qu'on ne doit pas manquer sinon on ne sera pas présent pour le futur ».
Le ministre de la Défense, qui emploie de plus en plus le « je » pour parler de cette échéance, compte développer ce propos ce samedi lors du conseil national de son parti à Paris, qui fera le bilan des régionales et lancera les travaux sur le projet de son parti pour 2012. Et ce, promet-il, quoi qu'en pense Nicolas Sarkozy.
Le ministre de le Défense estime que les dernières régionales « ont permis de montrer que l'union » de la droite dès la premier tour « ne suffisait pas à gagner » et que sa candidature pourrait être utile pour ramener les voix au second tour. Il sait surtout que dans la V e République, un parti qui n'est pas représenté à l'élection suprême n'a pas vraiment d'existence. Or le ministre pense que celle de 2012 provoquera une forme de « recomposition » à droite. Très nette si Nicolas Sarkozy est battue -« l'UMP ne survivra pas » -et plus diffuse s'il l'emporte, la succession du président étant ouverte dès le jour de sa réélection. « On a une carte à jouer si on est assez fort pour attirer », veut-il croire.
Alors Hervé Morin se prépare et se dit prêt à quitter le gouvernement pour se présenter : « On ne peut pas être ministre de la Défense et faire une campagne présidentielle ». Après que son parti aient reconstitué un stock d'élus locaux -80 conseillers régionaux -grâce à son alliance avec l'UMP, il s'est rapproché de la petite formation centriste du sénateur Jean Arthuis. Jean-Marie Cavada et le député Philippe Vigier doivent plancher sur les « marqueurs » du centrisme -Europe, libertés publiques,« humanisme refondé »- et le ministre rode ses formules clefs - « une société apaisée, une société de la reconnaissance et une société de la tolérance ».
Mais presque tout reste à faire. Hervé Morin a beau estimer que sa famille de pensée a un « potentiel électoral de 15 % à 16 % », son parti n'est pas parvenu, en trois ans, à être identifié dans l'opinion et le créneau du centre s'annonce encombré en 2012. Par François Bayrou, même s'il peine à se remettre de ses défaites successives par Dominique de Villepin qui cherche à recentrer son image en annonçant la création d'un parti « libre et indépendant » ; voire par l'ex-UDF rallié à l'UMP Jean-Louis Borloo. Tous trois sont plus connus et plus populaires qu'Hervé Morin (14 % de cote d'avenir dans le baromètre TNS-Sofres). « Le Nouveau Centre n'a pas d'existence dans l'opinion publique et n'a pas de personnalité capable d'apporter un plus. Si c'est pour avoir une candidature qui prend des voix au candidat UMP, cela n'a aucune utilité, » assène un ancien de l'UDF, le député UMP Alain Gest. Les ex-UDF sont souvent les moins bien disposés à l'égard de leurs anciens compagnons. Hier Marc-Philippe Daubresse et Pierre Méhaignerie ont annoncé la tenue « d'états-généraux » du centrisme, avant l'été, soit en même temps que le congrès du Nouveau Centre.
source : lesechos.fr
13:12 Publié dans Actualité du parti | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : hervé morin, nouveau centre, présidentielles 2012, centre, centrisme, congrès, jean arthuis, jean-louis borloo |







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