21.01.2010

Le Nouveau centre menace l'UMP de reprendre son autonomie dans certaines régions

ALeqM5h9f4cDe-au4gxX34cwofrbm-2SFA.jpgLe Nouveau Centre, allié électoral de l'UMP, a tapé du poing sur la table mercredi en menaçant son partenaire de reprendre son autonomie dans certaines régions si les engagements sur sa représentativité dans les listes communes n'étaient pas respectés.


"Le président de la République a expliqué que des listes d'union au premier tour des régionales donnaient plus de chance de gagner et que, dans ce cadre, chacun des partenaires de la majorité devaient être respecté", a expliqué mercredi à l'AFP Jean-Christophe Lagarde, président exécutif du parti centriste. "Nous sommes dans la même logique. Mais il faut, pour être respecté, que les engagements pris soient tenus et dans certaines régions, on est loin du compte".

 

"Nous allons être amenés à en tirer les conséquences", a-t-il menacé après une réunion de l'exécutif du parti du ministre de la Défense Hervé Morin. "Un bureau exécutif se réunira samedi pour prendre des décisions à ce sujet".

 

Alors que les régionales de mars s'annoncent difficiles pour la majorité, cette déclaration risque de susciter de nouvelles crispations à l'UMP déjà irritée par la demande de commission d'enquête parlementaire du NC sur la campagne de vaccination contre la grippe H1N1. Une démarche qualifiée d'"inamicale" par l'UMP.

 

"Je demande à chacun de réfléchir à deux fois avant de prendre des positions à la veille de ce rendez-vous électoral qui seraient de nature à diviser la majorité présidentielle", a martelé mercredi le Premier ministre François Fillon.

 

Le 24 novembre, l'UMP annonçait avoir conclu un accord avec ses partenaires de la majorité présidentielle pour présenter des listes uniques dans tous les départements et régions de France, dès le premier tour des régionales.

 

Cet accord prévoyait d'accorder au NC un minimum de deux têtes de liste régionales, 15 de départements métropolitains et entre 20 et 25% de candidats en position éligible.

 

Restait en négociation le principe d'une troisième tête de liste régionale, avec Patrick Gob en Guadeloupe, et de deux autres têtes départementales.

 

"Après deux mois et demi de discussions, nous avons obtenu les deux têtes de liste régionales (la secrétaire d'Etat Valérie Létard en Nord-Pas-de-Calais et le chef de file des députés NC François Sauvadet en Bourgogne), les 15 départementales mais pour le reste, le quota des 20% est loin d'être respecté", explique Jean-Christophe Lagarde.

 

"En Limousin et Auvergne, nous n'aurions aucun élu", déplore le député de Seine-Saint-Denis qui prévient : "Là où il n'y aura pas de candidat Nouveau Centre en position éligible, il n'y aura pas de soutien de notre part à la liste UMP".

 

"En Rhône-Alpes et Alsace, terres traditionnellement centristes, on est loin des 20%", ajoute-t-il.

 

"En Alsace, nous allons entamer des discussions avec les forces centristes alsaciennes de Pierre Marmillod, maire de Pfaffenhoffen (Bas-Rhin) pour monter une liste avec lui", explique M. Lagarde.

 

Ces divisions pourraient avoir de lourdes conséquences en Alsace, l'une des deux seuls régions UMP (avec la Corse).

 

"En Guadeloupe, l'UMP disait qu'elle aurait peut-être un candidat. Mais un mois avant le dépôt des listes, nous ne connaissons toujours pas son nom, ses initiales et même son sexe", ironise le numéro 2 du NC.

 

"Cela suffit. Nous avons demandé à Patrick Gob de préparer sa liste et de commencer sa campagne", a-t-il conclu.

 

 

source : AFP

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